Le moteur repart, le teck revit, les plafonds tombent

Le moteur vert du CQS Evidence, le cockpit en teck poncé et le tableau de bord d’origine

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Fin d’été. Ça faisait un moment que je n’étais pas venu au bateau — trop chaud, et d’autres choses à régler. Arthur est là, on se donne trois jours. Au programme : un peu de plomberie, un peu d’électricité, et surtout une dernière tentative sur le moteur. Spoiler : les moustiques ont gagné la nuit, mais pas la journée.

Un écran pour voir l’électricité d’un coup d’œil

Première installation du week-end : un Victron GX Touch, l’écran qui va avec le Cerbo GX. Le branchement ne demande aucune compétence particulière — un HDMI et un USB, et c’est tout. Il se configure seul.

Ce qu’on y voit en temps réel : l’état de charge, la consommation instantanée, et surtout les deux parcs de batteries en même temps — moteur et servitude — parce qu’ils sont reliés en VE.Direct et non en Bluetooth. C’est la condition pour qu’ils remontent dans l’écran. En mer, pouvoir vérifier tout le système électrique d’un seul coup d’œil vaut largement son prix.

Compter entre 230 et 290 € selon les revendeurs. Pour l’instant il est posé provisoirement : sa place définitive est à la table à cartes, il reste un câble HDMI et une rallonge USB à tirer.


Le moteur repart

C’était l’objectif du week-end, et la dernière chance que je lui donnais. J’avais retrouvé le filtre à gasoil, tout propre, prêt à monter. Démonter les anciens connecteurs a demandé un peu d’insistance — et le marteau, qui reste franchement le meilleur outil que l’homme ait inventé. Une fois les bons manchons dégagés, tout se remonte directement.

Le gasoil est là, on amorce à la pompe manuelle, la pression monte. Premier essai : rien. Deuxième : rien. Troisième : toujours rien. Et puis, au moment où j’allais arrêter les frais, il part.

On l’a coupé pour retenter à froid, histoire d’être sûr. Il redémarre au quart de tour, sans bruit suspect, la pression est bonne, il ne chauffe pas. Sur ce point au moins, ce qu’on nous avait annoncé à l’achat était vrai.

Un détail à régler quand même : le bouton d’arrêt ne coupe pas le moteur. Il faut passer par autre chose. C’est le genre de chose qu’on ne peut pas laisser en l’état avant de naviguer.


Le teck revit

Arthur s’est attaqué au cockpit : ponçage, puis passage du produit de protection. Le résultat est spectaculaire — on jurerait qu’on a remplacé les lames. La différence entre le bois traité et le bois brut, côte à côte, ne laisse aucun doute.

On a commencé par une petite surface volontairement. L’idée était de voir ce que ça donne avant de décider si on refait tout le pont de la même façon. Vu le rendu, la question est à moitié tranchée.


Le vérin, réparé avec des boulons imprimés en 3D

Le fameux vérin. Le problème n’était pas la pièce, c’était de retrouver le bon pas de vis. La méthode a été un peu folklorique : j’ai imprimé en 3D plusieurs boulons avec des pas différents jusqu’à identifier le bon, puis j’ai commandé les vraies pièces.

Montage à blanc d’abord, puis serrage définitif au téflon. Les raccords sont en place, le vérin est refixé. Il ne reste plus qu’à faire venir l’huile dans le circuit.


Les plafonds tombent, et ce qu’on trouve derrière

Dès qu’il y a une vis, on dévisse. Le plafond démonté a livré son lot : sur les huit câbles qui le traversaient, six étaient déjà coupés. Une prise HDMI rouillée jusqu’à l’os. Et une quantité de fils qui ne servent absolument à rien.

Bonne surprise en revanche : il y a un réseau NMEA 2000 en place, et il est plutôt propre. Pour ce bateau, c’est presque étonnant.


Les vannes, presque terminées

Une vanne Trudesign était déjà posée, il en manquait deux : elles sont montées. Le raccordement complet attendra — je n’ai pas les bonnes tailles de tuyau, il me faut du 19 et du 22 mm. La ligne principale, elle, est raccordée, avec un Y pour répartir l’aspiration. J’ai aussi remonté l’évier avec un raccord fabriqué sur place et une jonction en Y sur ce qu’on avait cassé la dernière fois.


Une question pour ceux qui s’y connaissent

Un mystère qu’on n’a pas résolu : on ne sait pas où part l’eau de la douche. Elle est située sous le niveau de la cuve à eaux noires, aucune pompe ne se déclenche quand on l’utilise, et il n’y a pas de passe-coque dédié pour l’évacuer.

Si vous avez déjà rencontré ce montage sur un bateau de cette génération, on est preneurs. En commentaire sous la vidéo, ou directement par mail.


Ce qu’on retient

Le moteur démarre, le vérin est réparé, le teck a retrouvé une couleur, les vannes avancent. On a plié le week-end un peu plus tôt que prévu : une grosse tempête arrivait, et après trois nuits à se faire dévorer par les moustiques, l’envie de dormir a pris le dessus.

Le bateau est encore un grand chantier en désordre. Mais chaque poste coché en est un de moins avant le départ, et chaque euro dépensé est détaillé sur la page budget.

Pour ne rien manquer de la suite : le journal de bord, ou la lettre du chantier, une fois par mois.

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