Catégorie : Chantier

  • Le moteur repart, le teck revit, les plafonds tombent

    Le moteur repart, le teck revit, les plafonds tombent

    Fin d’été. Ça faisait un moment que je n’étais pas venu au bateau — trop chaud, et d’autres choses à régler. Arthur est là, on se donne trois jours. Au programme : un peu de plomberie, un peu d’électricité, et surtout une dernière tentative sur le moteur. Spoiler : les moustiques ont gagné la nuit, mais pas la journée.

    Un écran pour voir l’électricité d’un coup d’œil

    Première installation du week-end : un Victron GX Touch, l’écran qui va avec le Cerbo GX. Le branchement ne demande aucune compétence particulière — un HDMI et un USB, et c’est tout. Il se configure seul.

    Ce qu’on y voit en temps réel : l’état de charge, la consommation instantanée, et surtout les deux parcs de batteries en même temps — moteur et servitude — parce qu’ils sont reliés en VE.Direct et non en Bluetooth. C’est la condition pour qu’ils remontent dans l’écran. En mer, pouvoir vérifier tout le système électrique d’un seul coup d’œil vaut largement son prix.

    Compter entre 230 et 290 € selon les revendeurs. Pour l’instant il est posé provisoirement : sa place définitive est à la table à cartes, il reste un câble HDMI et une rallonge USB à tirer.


    Le moteur repart

    C’était l’objectif du week-end, et la dernière chance que je lui donnais. J’avais retrouvé le filtre à gasoil, tout propre, prêt à monter. Démonter les anciens connecteurs a demandé un peu d’insistance — et le marteau, qui reste franchement le meilleur outil que l’homme ait inventé. Une fois les bons manchons dégagés, tout se remonte directement.

    Le gasoil est là, on amorce à la pompe manuelle, la pression monte. Premier essai : rien. Deuxième : rien. Troisième : toujours rien. Et puis, au moment où j’allais arrêter les frais, il part.

    On l’a coupé pour retenter à froid, histoire d’être sûr. Il redémarre au quart de tour, sans bruit suspect, la pression est bonne, il ne chauffe pas. Sur ce point au moins, ce qu’on nous avait annoncé à l’achat était vrai.

    Un détail à régler quand même : le bouton d’arrêt ne coupe pas le moteur. Il faut passer par autre chose. C’est le genre de chose qu’on ne peut pas laisser en l’état avant de naviguer.


    Le teck revit

    Arthur s’est attaqué au cockpit : ponçage, puis passage du produit de protection. Le résultat est spectaculaire — on jurerait qu’on a remplacé les lames. La différence entre le bois traité et le bois brut, côte à côte, ne laisse aucun doute.

    On a commencé par une petite surface volontairement. L’idée était de voir ce que ça donne avant de décider si on refait tout le pont de la même façon. Vu le rendu, la question est à moitié tranchée.


    Le vérin, réparé avec des boulons imprimés en 3D

    Le fameux vérin. Le problème n’était pas la pièce, c’était de retrouver le bon pas de vis. La méthode a été un peu folklorique : j’ai imprimé en 3D plusieurs boulons avec des pas différents jusqu’à identifier le bon, puis j’ai commandé les vraies pièces.

    Montage à blanc d’abord, puis serrage définitif au téflon. Les raccords sont en place, le vérin est refixé. Il ne reste plus qu’à faire venir l’huile dans le circuit.


    Les plafonds tombent, et ce qu’on trouve derrière

    Dès qu’il y a une vis, on dévisse. Le plafond démonté a livré son lot : sur les huit câbles qui le traversaient, six étaient déjà coupés. Une prise HDMI rouillée jusqu’à l’os. Et une quantité de fils qui ne servent absolument à rien.

    Bonne surprise en revanche : il y a un réseau NMEA 2000 en place, et il est plutôt propre. Pour ce bateau, c’est presque étonnant.


    Les vannes, presque terminées

    Une vanne Trudesign était déjà posée, il en manquait deux : elles sont montées. Le raccordement complet attendra — je n’ai pas les bonnes tailles de tuyau, il me faut du 19 et du 22 mm. La ligne principale, elle, est raccordée, avec un Y pour répartir l’aspiration. J’ai aussi remonté l’évier avec un raccord fabriqué sur place et une jonction en Y sur ce qu’on avait cassé la dernière fois.


    Une question pour ceux qui s’y connaissent

    Un mystère qu’on n’a pas résolu : on ne sait pas où part l’eau de la douche. Elle est située sous le niveau de la cuve à eaux noires, aucune pompe ne se déclenche quand on l’utilise, et il n’y a pas de passe-coque dédié pour l’évacuer.

    Si vous avez déjà rencontré ce montage sur un bateau de cette génération, on est preneurs. En commentaire sous la vidéo, ou directement par mail.


    Ce qu’on retient

    Le moteur démarre, le vérin est réparé, le teck a retrouvé une couleur, les vannes avancent. On a plié le week-end un peu plus tôt que prévu : une grosse tempête arrivait, et après trois nuits à se faire dévorer par les moustiques, l’envie de dormir a pris le dessus.

    Le bateau est encore un grand chantier en désordre. Mais chaque poste coché en est un de moins avant le départ, et chaque euro dépensé est détaillé sur la page budget.

    Pour ne rien manquer de la suite : le journal de bord, ou la lettre du chantier, une fois par mois.

  • Un weekend seul, une coque entière, et les bras qui lâchent

    Un weekend seul, une coque entière, et les bras qui lâchent

    Il y a des weekends où on avance. Et il y a des weekends où on finit.

    Celui-là, c’était un weekend de fin. Fin du grattage de l’antifouling sur la coque du Mikado, un chantier que je traîne depuis plusieurs semaines, morceau par morceau, côté par côté. Cette fois, j’avais décidé : je rentrais pas sans en avoir vu le bout.

    Vendredi soir, seul à bord

    J’arrive le vendredi à 20h. Lucas est pas là ce weekend. Petites pâtes au beurre, le repas de la flemme assumé, et j’inspecte l’état des lieux. La coque m’attend. Elle me nargue, même.

    Le plan est simple sur le papier : gratter samedi, poncer dimanche matin, repartir avec quelque chose de propre derrière moi. Sauf qu’il va pleuvoir. Qu’il y a du vent. Et que je suis probablement un peu malade.

    Mais bon. On y va quand même.

    Samedi : 8 heures de grattage sous la pluie

    5h du mat le dimanche, c’est le Grand Prix de F1. Donc samedi, je dors bien, je mange bien, et je gratte autant que possible.

    J’attaque par la partie la plus dure en premier — la zone haute, bras levés au-dessus des épaules, angle de grattage difficile. La logique, c’est de faire le pire pendant qu’on a encore de l’énergie. La partie basse, elle, est plus accessible, l’angle est bon, ça avance mieux. Je me la garde pour quand les bras commencent à lâcher.

    À 11h30, j’ai abattu deux heures et demie de travail sur une belle surface. Il pleut. Je continue. L’après-midi, je m’attaque à l’arrière et au bulbe d’hélice, les zones les plus chiantes géométriquement. À 18h18, l’arrière est terminé.

    Résultat de la journée : environ 8 heures de grattage. Bleus sur les bras, moustiques, pluie froide par intermittence, et une coque aux 3/4 nue. Je rentre au bateau, douche, Pringles, un truc sur l’écran, et dodo.

    Dimanche 5h du mat : F1, puis retour au combat

    Le réveil sonne pour le Grand Prix. Je me rendors à moitié. À 8h, je mange un bout et j’y retourne.

    Il reste la partie avant — la plus coriace selon ce que j’avais vu la veille. Le bleu résiste mieux ici. Le vent se lève, l’orage est annoncé. J’accélère.

    À 11h10, c’est fini.

    Je prends un peu de hauteur pour regarder la coque en entier. Plus d’antifouling. La fibre est là, nue, sur toute la longueur du bateau. C’est un de ces moments où t’as envie de dire un mot grossier très fort et très distinctement.

    Ce que ça change concrètement

    La coque entièrement grattée, c’est pas juste une étape esthétique. C’est la condition pour tout ce qui suit : le traitement anti-osmose, l’application de l’époxy, et ensuite l’installation du Finsulate. Tant que l’antifouling est là, on peut rien faire de propre dessous.

    J’ai aussi profité du weekend pour enlever le passe-coque de la cuisine — il fallait le virer pour pouvoir gratter proprement dans cette zone. La semaine prochaine, l’objectif c’est de revenir avec du mastic époxy pour boucher l’ancien logement, et préparer la pose du nouveau. L’époxy suivra.

    Ce que ce weekend m’a appris (encore)

    Travailler seul sur un gros chantier physique, c’est un exercice mental autant que physique. T’as personne pour te motiver, personne pour prendre le relais. T’as juste le boulot devant toi et la question de savoir si t’es du genre à finir ce que t’as commencé.

    Ce weekend, j’ai la réponse.

    La prochaine fois qu’on se retrouve ici, on passe à autre chose. La coque, c’est derrière nous.

  • Remplacement des passes-coque et vannes sur un voilier ancien : un chantier essentiel pour la sécurité

    Remplacement des passes-coque et vannes sur un voilier ancien : un chantier essentiel pour la sécurité

    Il y a des travaux visibles, gratifiants, presque “instagrammables”.
    Et puis il y a ceux qu’on ne voit jamais… mais qui peuvent décider du destin d’un bateau.

    Ce week-end-là, sur CQS Evidence, notre Mikado de 1979, on a attaqué un chantier essentiel :
    👉 enlever les passes-coque et les vannes.
    Et ce qu’on a découvert nous a rappelé une chose simple : sur un voilier, la sécurité commence sous la ligne de flottaison.

    ⚓️ Les passes-coque : petits éléments, énorme responsabilité

    Un passe-coque, c’est quoi ?
    C’est tout simplement une ouverture traversante dans la coque permettant à l’eau d’entrer ou de sortir :

    • évacuations d’évier

    • WC

    • prise d’eau moteur

    • cockpit

    • etc.

    À chaque passe-coque est associée une vanne, qui permet de fermer l’arrivée d’eau.

    👉 Ce sont littéralement des trous dans le bateau.
    Et quand on navigue, ils sont sous la ligne de flottaison.

    Si un passe-coque casse, se fissure ou si une vanne cède…
    l’eau entre.
    Et elle entre vite.

    C’est pour ça que les passes-coque sont considérés comme des éléments de sécurité majeurs sur un voilier.

    🔍 L’état des nôtres : corrosion et inquiétude

    En démontant les premières vannes, on a compris qu’on avait bien fait de ne pas attendre.

    Les pièces étaient :

    • rouillées,

    • marquées par le temps,

    • pour certaines fortement corrodées.

    Sur un bateau de 1979 comme le nôtre, dont la coque est en polyester mais dont tous les passe-coques et vannes d’origine sont métalliques, ce genre de surprise n’est malheureusement pas rare : ce n’est pas la coque qui vieillit mal, ce sont les pièces qui la traversent, attaquées par des décennies d’humidité, d’eau salée et d’électrolyse.

    Certaines vannes étaient dures à manœuvrer.
    D’autres présentaient des signes clairs de fatigue du métal.

    👉 Et là, on réalise quelque chose d’assez simple :
    ce n’est pas une question d’esthétique.
    C’est une question de sécurité.

    Un passe-coque fragilisé peut devenir un point de faiblesse critique.
    Et en mer, on ne veut aucun doute sur ce genre d’élément.

    🔧 Le démontage : pas simple, mais nécessaire

    Retirer des passes-coque vieux de plusieurs décennies, ce n’est pas un chantier rapide.

    Entre :

    • l’oxydation,

    • les filetages bloqués,

    • les joints collés par le temps,

    • les accès parfois compliqués,

    il a fallu s’armer de patience.

    Mais à chaque pièce déposée, c’était un soulagement.

    On enlevait une source de risque.
    On repartait sur du sain.

    🛠️ Ponçage et préparation : repartir d’une base propre

    Une fois les passes-coque retirés, on a continué le travail de préparation de la coque.

    Au programme :

    • ponçage des zones concernées,

    • nettoyage,

    • inspection des surfaces.

    Sur un voilier ancien, rien n’est jamais parfaitement simple.
    Chaque couche retirée raconte une époque du bateau.

    Mais ce travail de fond est indispensable si l’on veut :

    • fiabiliser le bateau,

    • préparer une rénovation durable,

    • éviter les mauvaises surprises en navigation.

    ⚠️ Pourquoi les passes-coque sont un point de vigilance absolu sur un voilier ancien

    Beaucoup de propriétaires repoussent ce chantier parce qu’il est peu visible.
    Pourtant, c’est l’un des premiers éléments à vérifier lors d’un achat de voilier.

    Avec le temps :

    • le laiton peut se dézinguer,

    • les pièces en acier peuvent rouiller,

    • les vannes peuvent gripper,

    • l’électrolyse peut fragiliser les métaux.

    Un passe-coque en mauvais état peut céder sans prévenir.

    Et contrairement à une panne électrique ou un problème esthétique,
    👉 une voie d’eau est une urgence immédiate.

    Sur CQS Evidence, on a fait le choix clair :
    on préfère remplacer trop tôt que trop tard.

    🌊 Construire la confiance avant de construire le voyage

    Ce week-end n’était pas spectaculaire.
    Pas de grand large, pas de voiles gonflées, pas de coucher de soleil cinématographique.

    Mais c’était un week-end fondateur.

    Parce que naviguer loin, ce n’est pas seulement rêver.
    C’est s’assurer que chaque élément critique est fiable.

    En retirant ces passes-coque rouillés, on n’a pas juste démonté des pièces métalliques.
    On a renforcé la sécurité du bateau.
    On a posé une brique de plus dans la construction de notre projet.

    ⛵️ Les routes de l’Évidence : avancer étape par étape

    Notre objectif n’est pas de partir demain traverser les océans.
    C’est de construire un voilier sûr, solide et cohérent.

    Ranger.
    Moderniser l’électricité.
    Remplacer les éléments critiques.
    Préparer la coque.

    Chaque week-end de travaux nous rapproche d’un bateau plus fiable.
    Et d’une navigation plus sereine.

    Parce qu’au fond, la vraie liberté en mer commence par la sécurité.

  • Les premiers travaux sur CQS Evidence : rangement, batteries lithium et décapage de la coque

    Les premiers travaux sur CQS Evidence : rangement, batteries lithium et décapage de la coque

    Après l’achat du voilier, une chose était sûre : avant de naviguer, il fallait mettre les mains dedans.
    Ces premières semaines à bord de CQS Evidence, notre Mikado de 1979, ont été consacrées à une étape incontournable de tout projet de rénovation de voilier : ranger, comprendre, moderniser et préparer le bateau.

    Dans cet article, on vous raconte nos premiers travaux, entre organisation du bord, refonte complète du parc batteries, mise à niveau du système électrique et début du gros chantier de la coque.

     

    ⚓️ Première étape : ranger et reprendre possession du voilier

    Avant même de sortir les outils, il a fallu faire quelque chose de très simple… mais essentiel : ranger le bateau.

    Un voilier ancien, surtout après plusieurs propriétaires, accumule :

    • du matériel oublié,

    • des pièces en double,

    • des câbles sans destination claire,

    • des objets “au cas où”.

    👉 Ranger, trier, jeter, classer nous a permis de :

    • mieux comprendre le bateau,

    • visualiser les volumes,

    • identifier ce qui fonctionnait encore,

    • repérer les futurs chantiers.

    C’est une étape peu spectaculaire, mais indispensable pour repartir sur une base saine.

    🔋 Remplacer les batteries plomb par du lithium LiFePO4

    L’un des premiers vrais chantiers techniques a été le remplacement du parc batteries.

     

    À l’origine, CQS Evidence était équipé de :

    • 2 batteries plomb 12 V – 230 Ah

    Un système classique, mais :

    • lourd,

    • vieillissant,

    • peu adapté à notre futur usage (autonomie, énergie solaire, confort à bord).

     

    Nous avons décidé de passer sur :

    • 2 batteries Lithium LiFePO4 12 V – 300 Ah

     

    Pourquoi ce choix ?

    • meilleure capacité utile,

    • recharge plus rapide,

    • durée de vie bien supérieure,

    • poids réduit,

    • parfaite compatibilité avec une production solaire.

    👉 Un vrai upgrade pour un voilier de voyage.

    ⚠️ Changer le chargeur de batterie : une étape obligatoire

    Très vite, on s’est rendu compte d’un point critique :
    👉 le chargeur de batteries existant n’était pas compatible lithium.

    Les batteries LiFePO4 nécessitent :

    • des courbes de charge spécifiques,

    • des tensions précises,

    • une gestion fine de la fin de charge.

    Nous avons donc dû :

    • changer le chargeur de batterie,

    • repartir sur un modèle compatible lithium-ion / LiFePO4.

    C’est une erreur fréquente lors d’un passage au lithium : garder un chargeur plomb peut endommager les batteries.

    🔌 Sécuriser et optimiser l’installation électrique (Victron Energy)

    Pour fiabiliser l’ensemble du système, nous avons ajouté plusieurs équipements clés.

    🔹 Battery Balancer Victron

    Nous avons installé un battery balancer Victron pour :

    • équilibrer les tensions entre les deux batteries,

    • éviter les déséquilibres sur un montage en série/parallèle,

    • protéger la durée de vie du parc batteries.

    🔹 SmartShunt Victron

    Un nouveau SmartShunt Victron a également été installé afin de :

    • suivre précisément la consommation,

    • connaître l’état de charge réel,

    • surveiller les tensions et courants via Bluetooth / application.

    ☀️ Régulateur solaire Victron

    Enfin, nous avons ajouté un régulateur solaire Victron tout neuf, prêt à accueillir notre future installation solaire.

    Objectif :
    👉 gagner en autonomie énergétique au mouillage et en navigation.

    🚨 Le point clé : charger les batteries à 100 % avant installation

    C’est sans doute la leçon la plus importante de ce chantier.

    Nous avons rencontré quelques soucis de déséquilibre au début… et compris pourquoi :
    👉 les batteries lithium doivent être chargées à bloc AVANT installation.

    Pourquoi ?

    • pour égaliser parfaitement les tensions,

    • éviter qu’une batterie travaille plus que l’autre,

    • garantir un équilibrage correct dès le départ.

    ⚠️ Installer des batteries LiFePO4 partiellement chargées peut entraîner :

    • un déséquilibre,

    • une mauvaise lecture du SmartShunt,

    • une usure prématurée.

    ➡️ Une étape simple, mais cruciale.

    🛠️ Début du chantier coque : enlever l’ancien antifouling

    Une fois l’électricité sécurisée, place au chantier extérieur : la coque.

    🎯 Objectif
    • enlever l’intégralité de l’ancien antifouling,

    • repartir sur une base propre et saine.

    ❌ Tentative de ponçage

    Nous avons d’abord essayé de poncer…
    👉 Mission impossible.

    L’antifouling était :

    • trop épais,

    • trop ancien,

    • trop dur.

    ✅ La solution : le racloir

    Nous avons donc opté pour une méthode plus efficace :

    • le racloir

    Résultat :

    • ça avance bien,

    • moins de poussière,

    • plus précis,

    • plus respectueux de la coque.

    C’est long, physique, répétitif… mais très satisfaisant.
    Chaque zone décapée est une victoire.

    🌊 Conclusion : des bases solides pour la suite

    Ces premiers travaux marquent le vrai début de l’aventure CQS Evidence.

    ✔️ Le bateau est rangé
    ✔️ Le système électrique est modernisé
    ✔️ Le parc batteries est prêt pour le voyage
    ✔️ La coque commence sa transformation

    Il reste énormément à faire, mais chaque étape nous rapproche de notre objectif :
    👉 un voilier fiable, autonome et prêt à naviguer longtemps.

    Dans les prochains articles, on vous partagera :

    • la suite du chantier coque,

    • l’installation solaire complète,

    • les premières navigations,

    • et bien sûr… les galères aussi 😉

  • Notre voilier Mikado 1979 : histoire, rénovation et lancement du projet CQS Evidence

    Notre voilier Mikado 1979 : histoire, rénovation et lancement du projet CQS Evidence

    Il y a des décisions qui semblent un peu folles… et pourtant évidentes.

    Et au cœur de cette aventure, il y a lui : CQS Evidence, un voilier Mikado de 1979, 16 mètres de longueur, d’histoire… et de potentiel.

    Pour nous, tout a commencé le jour où l’on a choisi de faire entrer la mer dans nos vies. Pas en quittant tout, pas en partant au bout du monde sur un coup de tête, mais en construisant un projet sur le long terme : apprendre la voile, rénover un voilier, et voyager autrement.

    Ce projet, nous l’avons appelé Les routes de l’Évidence.


    Les routes de l’Évidence : un projet simple, patient, durable

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre objectif n’est pas de tout abandonner pour une vie en mer.

    Nous continuons nos vies à terre, mais nous voulons que la mer en fasse désormais partie.

    Notre vision tient en trois mots : apprendre, rénover, voyager.

      • Apprendre la voile, à notre rythme

      • Rénover un bateau solide, capable de nous emmener loin

      • Voyager lentement, en prenant le temps de comprendre ce qui nous entoure

    CQS Evidence n’est pas un moyen de fuir le quotidien. C’est une manière de l’enrichir, de créer un espace de liberté où l’on avance sans pression, guidés par le vent, la météo et notre curiosité.


    Pourquoi choisir la voile ? La philosophie du voyage lent

    Nous avons choisi la voile pour ce qu’elle représente :

      • la liberté,

      • la sobriété,

      • le respect de la nature,

      • et l’humilité.

    Naviguer, c’est accepter de dépendre du vent, de la mer, du temps qui passe.

    C’est apprendre chaque jour, comprendre sa météo, bricoler, ajuster, progresser. Rien n’est jamais acquis, et c’est précisément ce qui nous attire.

    Dans un monde qui va vite, la voile nous offre l’inverse :

    👉 un voyage lent, authentique, qui laisse la place à l’essentiel.


    Le choix du voilier : pourquoi un Mikado de 1979 ?

    Quand nous avons commencé à chercher notre bateau, nous savions que nous voulions quelque chose de solide. Un voilier capable de tenir la mer, de naviguer loin, et surtout, un bateau avec une âme.

    Pendant des semaines, nous avons visité, comparé, cherché.

    Et un jour, nous sommes tombés sur lui : un Mikado de 1979, construit dans une époque où la priorité était la robustesse et la sécurité plus que la performance pure.

    Ce qui nous a convaincus :

      • sa coque en polyester, saine et épaisse,

      • sa construction marine sérieuse,

      • son volume,

      • sa réputation de voilier de grand voyage,

      • son caractère tout simplement.

    Il avait vécu, c’était évident. Mais derrière la peinture écaillée et les années, on sentait quelque chose. Une présence. Une histoire.

    Un bateau qui ne demande qu’à repartir.


    CQS Evidence : un nom, une symbolique

    CQS signifie Claro Que Sí, le nom de notre première aventure : une 4L du 4L Trophy.

    Un clin d’œil à une philosophie simple :

    👉 bien sûr que oui, on en est capables.

    “Evidence”, parce que ce projet s’est imposé naturellement.

    Parce que ce bateau, malgré son âge, malgré les travaux, était exactement ce que nous cherchions — même avant de le savoir.

    CQS Evidence, c’est un mélange de passion, d’intuition et de détermination.


    La négociation et l’achat : un mélange d’excitation et de vertige

    Acheter un voilier ancien, ce n’est jamais anodin.

    On visite, on discute, on s’inquiète, on rêve.

    On passe de l’euphorie au doute, puis du doute à la conviction.

    C’est ce qui s’est passé pour nous.

    Plus on apprenait à connaître ce Mikado, plus on réalisait qu’il cochait toutes les cases :

      • la taille,

      • le potentiel,

      • la robustesse,

      • et même son histoire.

    Quand est venu le moment de signer, on a eu ce vertige que connaissent tous ceux qui se lancent dans une grande aventure.

    Mais aussi cette certitude étrange que l’on était exactement là où il fallait être.


    Et maintenant ? Travaux, apprentissage et premiers bords

    Les prochains mois vont être rythmés par :

      • la rénovation du voilier,

      • beaucoup de bricolage,

      • de l’apprentissage de la navigation,

      • et nos premiers voyages en Méditerranée.

    Nous n’avons pas l’ambition de traverser les océans demain.

    Notre projet se construit sur plusieurs années, étape par étape, avec patience et passion.

    Nous voulons partager chaque aspect de cette aventure :

      • les réussites,

      • les galères,

      • les travaux,

      • les progrès,

    • et bien sûr… les paysages.
     

    Conclusion : bienvenue à bord de CQS Evidence

    C’est le début d’une longue histoire.

    Le premier chapitre d’un projet qui va évoluer, grandir, nous transformer.

    Nous espérons que vous serez nombreux à suivre Les routes de l’Évidence, à travers :

      • nos travaux,

      • nos navigations,

      • nos découvertes,

      • et toutes les émotions que nous vivrons à bord de CQS Evidence.

    👉 Merci d’être là, bienvenue à bord.

    👉 Bien sûr que oui, la suite va être belle.